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    <title>Langues et recherche</title>
    <link>https://www.languesetrecherche.fr</link>
    <language>fr</language>
    <item>
      <title>I. Introduction</title>
      <link>https://www.languesetrecherche.fr/153</link>
      <description>L’article 2 de la Constitution indique : « La langue de la République est le français ». Pendant longtemps, une vision monolingue a primé sur la société française et en particulier l’éducation : il faut attendre 1951 pour que la loi Deixonne autorise pour la première fois l’enseignement de 4 langues régionales, et plusieurs décennies pour que d’autres soient progressivement ajoutées. Plus d’un demi-siècle plus tard, en 2008, l’article 75-1 est ajouté à la Constitution, indiquant : « Les langues régionales appartiennent au patrimoine de la France »1, sans pour autant définir ce à quoi correspond le terme de « langue régionale » ni préciser les orientations à suivre. Il faut attendre la loi Molac2, en 2021, pour obtenir une meilleure définition des mesures de protection et promotion des langues régionales pour les collectivités territoriales. En 1999, la perspective de ratification de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires amène la France à devoir se doter d’une liste de ses langues régionales. Selon leur définition des langues régionales ou minoritaires, la Charte européenne ne prenait pas en compte les langues issues des flux migratoires récents, ni les langues reconnues comme langues officielles par d’autres pays. Ainsi, dans un rapport d’avril 1999 au ministre de l’Éducation nationale, de la Recherche et de la Technologie et à la ministre de la Culture et la Communication, Bernard Cerquiglini proposait la liste des « Langues de France », comprenant 75 l</description>
      <pubDate>lun., 23 févr. 2026 00:00:00 +0100</pubDate>
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    <item>
      <title>II. Méthodologie</title>
      <link>https://www.languesetrecherche.fr/157</link>
      <description>Pour effectuer ce travail de recensement, une première recherche a tout d’abord été effectuée en collaboration avec l’infrastructure de recherche Progedo afin d’identifier les enquêtes issues de la statistique publique. Quetelet-Progedo-Diffusion est un entrepôt et catalogue de données qui a pour but de stocker et de donner accès à la communauté scientifique à des jeux de données issus de l’INED et de l’ADISP (Archives des Données Issues de la Statistique Publique6). « PROGEDO (pour PROduction et Gestion des DOnnées) est une très grande infrastructure (TGIR) visant à développer la culture des données en sciences humaines et sociales. Son champ est centré sur les données d’enquête. Elle soutient la création et la diffusion de grandes enquêtes internationales et l’usage des statistiques publiques par les chercheurs. À l’échelle française, PROGEDO contribue, par le biais du portail Quételet-PROGEDO Diffusion à répondre aux problématiques d’archivage, de documentation et de diffusion des données françaises issues d’enquêtes ou de la statistique publique pour la recherche en sciences humaines et sociales. Le portail héberge les données issues des Archives de Données Issues de la Statistique Publique (plus de 1500 enquêtes), du Centre de Données Socio-Politiques de Sciences Po et du service d’enquête de l’Ined. PROGEDO soutient en outre le Centre d’Accès Sécurisé aux Données qui permet l’accès dans des conditions de sécurité élevées à des données individuelles très détaillées. »7 L</description>
      <pubDate>lun., 23 févr. 2026 00:00:00 +0100</pubDate>
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      <title>III. Résultats du travail de recensement</title>
      <link>https://www.languesetrecherche.fr/159</link>
      <description>1. Paramètres de description des enquêtes En premier lieu, l’inventaire des enquêtes a donné lieu à la construction d’un tableau regroupant toutes les informations. Les paramètres pris en compte pour l’étiquetage ont été les suivants : Titre de l’enquête URL du site présentant l’enquête Année de publication de l’enquête (différent de l’année de réalisation des entretiens, en général antérieure d’un ou deux ans) Auteur ou producteur des données Commanditaire et/ou structures affiliées Niveau géographique de l’enquête (métropole, région, département…) Découpage géographique des données sur la zone étudiée (région, département, commune…) Échantillonnage Variables concernées Lien d’accès aux données (si disponible) Lien du rapport de l’enquête en PDF (si disponible) Notes Les cinq premiers points sont des descriptifs de la création de l’enquête et des acteurs impliqués dans celle‑ci. Les trois points suivants sont des descriptifs techniques de l’enquête, permettant de connaître le territoire de l’étude, ses subdivisions, et son ampleur (taille de l’échantillon). La catégorie des variables permet, d’une part, d’identifier les questions linguistiques dans la globalité du questionnaire ; d’autre part, d’identifier la façon dont ces questions ont été posées. En effet, l’utilisation par de certains glossonymes9, ou encore la façon de définir le niveau ou les catégories de connaissance d’une langue (lecture, écriture, compréhension, etc.) peuvent orienter les réponses des interrogés. E</description>
      <pubDate>lun., 23 févr. 2026 00:00:00 +0100</pubDate>
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      <title>IV. Des données inégalement produites à l’échelle du territoire national</title>
      <link>https://www.languesetrecherche.fr/161</link>
      <description>Tout d’abord, il est nécessaire de comprendre que les résultats du recensement, et par conséquent l’analyse qui peut en être faite, sont extrêmement différents en fonction des langues et des territoires concernés. Afin de mieux comprendre la situation, l’analyse va être séparée en trois parties : les COM, les DOM et les langues régionales ou d’immigration en métropole. 1. Les Collectivités des Outre-mer (COM) Contrairement aux DOM, les Collectivités des Outre-mer peuvent, par dérogation, procéder eux-mêmes à des recensements généraux de leur population tous les cinq ans à la place de l’INSEE11. L’organisation est alors de la responsabilité des instituts statistiques locaux de ces territoires. Il en existe trois à ce jour : l’Institut de la Statistique de la Polynésie Française (ISPF), l’Institut de la Statistique et des Études Economiques de Nouvelle-Calédonie (ISEE), et le Service Territorial de la Statistique et des Études Economiques du territoire des îles Wallis et Futuna (STSEE). Ces organismes publient de nombreuses études, et incluent tous les trois des questions linguistiques au recensement de la population. Les données sont également téléchargeables en libre-accès par leurs sites (il ne s’agit pas des données brutes, mais de données déjà retravaillées et croisées avec certaines variables)12. Un très bon exemple en la matière est l’ISPF : lors du recensement de la Polynésie française, tous les cinq ans, trois questions linguistiques sont incluses : Langue parlée en fa</description>
      <pubDate>lun., 23 févr. 2026 00:00:00 +0100</pubDate>
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    <item>
      <title>V. Les enjeux de l’accessibilité des données</title>
      <link>https://www.languesetrecherche.fr/162</link>
      <description>1. Les autres sources de données quantitatives sur les langues Parmi les sources fréquemment citées sur le nombre de locuteurs des langues minoritaires, on retrouve deux sites : Ethnologue et L’aménagement linguistique dans le monde. Ceux-ci n’ont pas été pris en compte dans le travail de recensement, et posent plusieurs problèmes s’ils sont utilisés comme source ou référence, pour les raisons que nous allons expliquer ici. Ethnologue est un site ayant pour vocation de faire l’inventaire des langues vivantes parlées dans le monde, sous forme de fiches signalétiques accompagnées de différentes informations telles que les classifications linguistiques, les lieux d’usage, le nombre de locuteurs, etc. Référençant plus de 7 000 langues, le site est très souvent cité dans les travaux de recherche ou documents de référence. L’accès aux informations se fait par souscription, allant de 40 à 200 $ par mois47. Or, Ethnologue est un site mis en place par SIL International48, une organisation non gouvernementale américaine de confession chrétienne évangéliste, dont les objectifs principaux sont l’évangélisation et l’étude des langues minoritaires, et plus spécifiquement à la traduction de la Bible dans ces langues. Le site de SIL International mentionne qu’au mois de mars 2022, l’organisation est impliquée dans 1 631 « programmes linguistiques actifs » dans 98 pays et 1 341 communautés locales49. Les données présentes sur Ethnologue viennent donc en partie des différents « programmes ling</description>
      <pubDate>lun., 23 févr. 2026 00:00:00 +0100</pubDate>
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    <item>
      <title>VI. Conclusion</title>
      <link>https://www.languesetrecherche.fr/166</link>
      <description>Ainsi, le travail de recensement des enquêtes quantitatives sur les langues parlées en France a abouti sur une liste de plus de 100 enquêtes, présentant une grande hétérogénéité, à la fois en terme de territoires représentés, de types de commanditaires, mais aussi d’échantillonnage et de qualité des données produites. On observe tout d’abord que certaines langues régionales et certains territoires sont surreprésentés (ouest et sud-ouest de la France, en particulier), tandis que le nombre d’enquêtes traitant des langues migratoires est extrêmement limité. Concernant les Outre-mer, il y a également une grande hétérogénéité des situations, avec d’un côté les COM du Pacifique produisant de nombreuses données linguistiques à travers leurs instituts statistiques locaux, et de l’autre les DOM sur lesquels un certain nombre d’enquêtes sont effectués par la statistique publique mais avec de nombreuses difficultés méthodologiques, en particulier sur les dénominations, qui affectent parfois l’exploitation des données. On note également que les seuls territoires de France où il existe une absence totale de données linguistiques sont les COM de Saint Barthélémy, Saint Pierre-et-Miquelon, et Saint‑Martin. Malgré un grand nombre d’enquêtes recensées, il est néanmoins très difficile d’accéder aux données issues de celles-ci, car il existe un phénomène fort de perte des données, causé à la fois par l’ancienneté de ces enquêtes, l’absence ou le manque de connaissance des structures de stockage</description>
      <pubDate>lun., 23 févr. 2026 00:00:00 +0100</pubDate>
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    <item>
      <title>VII. Références</title>
      <link>https://www.languesetrecherche.fr/168</link>
      <description>Lois Loi n° 2002-276 du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité, art. 156-157 https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFSCTA000000889823 Loi n° 2005-102 du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, article 75 https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/article_jo/JORFARTI000002062948 Loi constitutionnelle n° 2008-724 du 23 juillet 2008 de modernisation des institutions de la Ve République (1) https://www.legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000019237256 Loi n° 2016-1321 du 7 octobre 2016 pour une République numérique https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000033202746 Loi n° 2021-641 du 21 mai 2021 relative à la protection patrimoniale des langues régionales et à leur promotion (1) https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000043524722 Littérature scientifique Institut national d’études démographiques (INED), Histoires de familles, histoires familiales : les résultats de l’enquête Famille de 1999, Les Cahiers de l’INED, No. 156, 2005. Berthomier N., Louguet A., M’Barki J. et Octobre S., Langues et usages des langues dans les consommations culturelles en France, Collection Culture études, mars 2023, p. 17. Darbéra, R., Enquête sur le mal-être et la détresse psychologique des personnes sourdes, malentendantes, devenues sourdes et/ou acouphéniques : Analyse des résultats du point de vue des personnes devenant sourdes, Bucodes SurdiFrance, 2011. Garcia, B. et Encrevé, F., « La Langue d</description>
      <pubDate>lun., 23 févr. 2026 00:00:00 +0100</pubDate>
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      <title>VIII. Remerciements</title>
      <link>https://www.languesetrecherche.fr/171</link>
      <description>Je tiens tout d’abord à remercier l’ensemble des personnels de la DGLFLF pour leur accueil au sein de leur service, et tout particulièrement Claire Extramiana et Vincent Lorenzini pour leur soutien et leurs éclairages, et Catherine Gory pour sa bienveillance. Je remercie également Olivier Baude (CNRS Huma-Num) et Valelia Muni Toke (IRD, SeDyL), membres du Conseil scientifique de l’Observatoire des pratiques linguistiques de la DGLFLF, pour leur appui dans ce travail. Par ailleurs, je souhaite également remercier les personnes suivantes, avec qui j’ai pu m’entretenir et qui m’ont aidé à obtenir de nombreuses informations nécessaires : François-Xavier André (DRAC Pays de la Loire), Michel Bert (Université Lyon 2), Marnix Bonnike (DRAC Hauts-de-France), Pascal Bordillon (DRAC Nouvelle-Aquitaine), Magali Castillon (DRAC Occitanie), Jean Delahousse (consultant, Portail de l’Observatoire), Marine Douchin (Université Paris-Sorbonne), Fanny Dureysseix (CUFR Mayotte), Alexandra Filhon (Université Rennes 2), Brigitte Garcia (Université Paris 8), Axel Gauvin (Lofis La Lang Kréol), Carole Greusard (Office pour la Langue et les Cultures d’Alsace et de Moselle), Sylviane Jourdheuil (DRAC Bourgogne-Franche-Comté), Isabelle Léglise (CNRS, SeDyL), Amandine Louguet (DEPSD), Sylvie Octobre (DEPSD), Sébastien Oliveau (Progedo), Jacques Sauteron (DRAC Hauts-de-France), Erik Zolotoukhine (Progedo). J’espère n’avoir oublié personne. Les erreurs ou oublis éventuels qui pourraient se trouver dans ce </description>
      <pubDate>lun., 23 févr. 2026 00:00:00 +0100</pubDate>
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      <title>Statistique publique (Métropole et DOM)</title>
      <link>https://www.languesetrecherche.fr/173</link>
      <description>Trajectoire et Origine Enquête : Trajectoire et Origine URL : https://teo1.site.ined.fr/ Année : 2008Auteur/Producteur de données : INSEE-INED Institutions/Affiliations/Commanditaires : INSEE-INEDNiveau : France métropolitaineÉchantillonnage : 21 761Variables concernées : Langue parlée par le père vers l’âge de 5 ans Langue parlée par la mère vers l’âge de 5 ans Langue parlée avec le conjoint en France Langue parlée au travail Langue parlée avec les voisins (si langue de référence n’est pas le français) Langue parlée avec les enfants en France Pour les immigrés, maîtrise du français (niveau) Question ouverte/fermée/nivelée : ouverteAccès aux données : sur Progedo https://data.progedo.fr/studies/doi/10.13144/lil-0494Rapport : liste des publications sur l’enquête https://teo1.site.ined.fr/fr/donnees_et_resultats/publications/ Enquête : Trajectoire et Origine 2 URL : https://teo.site.ined.fr/ Année : 2019-2020Auteur/Producteur de données : INSEE-INED Institutions/Affiliations/Commanditaires : INSEE-INED Niveau : France métropolitaineÉchantillonnage : 26 500Variables concernées : Langue parlée par le père vers l’âge de 5 ans Langue parlée par la mère vers l’âge de 5 ans Langue parlée en famille Langue parlée avec le conjoint en France Langue parlée avec les voisins en France (si langue de référence n’est pas le français) Pour les immigrés, niveau de maîtrise du français Langue parlée avec les enfants en France Langue de lecture des livres Accès aux données : en cours de traitemen</description>
      <pubDate>lun., 23 févr. 2026 00:00:00 +0100</pubDate>
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      <title>Instituts statistiques des COM</title>
      <link>https://www.languesetrecherche.fr/177</link>
      <description>Enquête : Recensement de la population de la Polynésie française URL : https://www.ispf.pf/chiffres Année : 2002, 2007, 2012, 2017, 2022 (en cours)Auteur/Producteur de données : Institut de la Statistique de la Polynésie française (ISPF)Institutions/Affiliations/Commanditaires : Ministre de l’Économie du Gouvernement de la Polynésie françaiseNiveau : Polynésie françaiseDécoupage des données : Par géographie administrative et par géographie des îles/archipelsÉchantillonnage : 177 002 (2002) 192 176 (2007) 202 825 (2012) 214 076 (2017) Variables concernées : Langue parlée en famille (question ouverte) Niveau dans une Langue polynésienne (question nivelée) Niveau en français (question nivelée) Question ouverte/fermée/nivelée : Question ouverte pour langue en famille, questions nivelées pour les autres.Accès aux données : Toutes les données des précédents recensements archivées et téléchargeables sur https://data.ispf.pf/bases/Recensements.aspxNote : Pour la catégorie « Langue parlée en famille », les données du recensement de 2002 regroupent les langues dans des catégories générales (« Langue polynésienne », « langue européenne », « langue asiatique »). Enquête : Recensement de la population de Wallis et Futuna URL : https://www.statistique.wf/recensements-et-enquetes/recensement-general-de-la-population/ Année : 2013, 2018, 2023 (en cours)Auteur/Producteur de données : Service Territorial de la Statistique et des Études Économiques du Territoire des îles Wallis et Futuna (STSEE</description>
      <pubDate>lun., 23 févr. 2026 00:00:00 +0100</pubDate>
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